Palestine, la fin d’un cycle ?

L’été n’aura pas été très clément en Palestine. Alors que la situation à Gaza se dégradait dangereusement après plusieurs mois d’accalmie, les Émirats Arabes Unis poignardaient les Palestiniens dans le dos en annonçant “la normalisation complète” de leurs relations avec Israël. Cette première pour un État Arabe, depuis l’Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994, s’inscrit dans la continuité du “plan de paix” proposé par Trump en janvier 2020 et qui prévoyait entre autres, l’annexion pure et simple d’une bonne partie de la Cisjordanie.
Inversement, elle met en lumière le hiatus croissant entre la posture officielle des monarchies du Golfe et leur politique effective. (...)

Le Covid, jusqu’aux confins du monde

Durement touché par la pandémie, la politique de Jair Bolsonaro menace les populations indigènes d’Amazonie, particulièrement sensibles et déjà dévastées, dans leur histoire, par les “maladies de blancs”.
Des organisations s’alarment des “conséquences génocidaires” de la crise. (...)

Géopolitique du coronavirus au Moyen-Orient

Kurdistan, Yémen, Palestine, je reviens souvent dans ces colonnes sur les conflits qui déchirent ces régions et le Moyen-Orient de manière plus générale.
Éprouvées par des années de guerre, souvent déplacées et vivant dans des conditions précaires, les populations de ces territoires sont des victimes de prédilection du coronavirus. (...)

Tiocfaidh ár lá*

Oui, le jour du Sinn Fein est venu. La victoire historique aux législatives à Dublin est à placer dans la perspective de la réunification de l’île.
D’autant qu’il faut rappeler aussi l’évolution favorable des Républicains en Irlande du Nord. (...)

Royaume-Uni contre Ecosse, une querelle de légitimités

Après le referendum d’indépendance en Ecosse, il y a près de six ans, la question se pose à nouveau à la faveur du Brexit, avec comme perspective supplémentaire, pour ce pays fervent européen, de pouvoir rester dans l’Union Européenne.
Pour autant, la victoire électorale de Boris Johnson signe pour l’instant une fin de non-recevoir, comme celle de Nicola Sturgeon un devoir de la reposer. (...)

Un “service” rendu aux Kurdes

Erdogan n’a pas dû lire le dernier numéro d’Enbata où j’expliquais qu’une intervention armée turque était peu probable… La Turquie et les États-Unis venaient en effet de mettre en place une “structure opérationnelle conjointe” pour contrôler la frontière entre la Turquie et la Syrie et en évincer les forces kurdes du YPG. Les Kurdes avaient accepté d’évacuer une zone de 5km le long de la frontière en estimant que cette “zone de sécurité” exigée par la Turquie était en fin de compte un bon moyen de se protéger des attaques de cette dernière.
C’était, on l’a vu, un bien mauvais calcul… (...)

Explosion de la coalition anti- Houthis au Yémen

C’est un incroyable renversement de situation. Fers de lance de la coalition arabe qui combattait les rebelles Houthis au Yémen depuis 2015, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis (EAU) sont aujourd’hui presque ouvertement en guerre, la coalition a volé en éclats et les séparatistes du Sud se sont emparés du palais présidentiel à Aden. Il y a encore trois mois à peine ces acteurs semblaient pourtant unis contre les rebelles Houthis (Chiites et, selon la plupart des observateurs, soutenus par l’Iran).
Pour tâcher d’y voir plus clair dans cet invraisemblable imbroglio, il n’est pas inutile de revenir rapidement sur l’histoire agitée du pays depuis la démission en 2011 du président Saleh, au pouvoir depuis 22 ans.(...)