Wanda Mastor : « L’autonomie législative est la seule qui vaille »

Auteure du rapport sur l'évolution institutionnelle de l'île remis en octobre 2021 à l'exécutif nationaliste, la professeure de droit public répond ici aux questions de Julian Mattei, de Corse matin, Oghje in Corsica.
"Même si beaucoup les estiment insuffisantes, de nombreuses compétences ont été transférées à la Corse. Malheureusement, sans vrai pouvoir normatif, la Collectivité ne peut pas les exercer pleinement " (...)

L’autonomie corse sur la table

Le grand mot est lâché par le ministre français de l’Intérieur, mais personne ne peut dire ce qu’en sera le contenu réel, au terme d’une négociation qui s’annonce difficile. Un récent rapport élaboré à la demande de Gilles Simeoni par une éminente juriste, indique ce que souhaitent les élus aujourd’hui majoritaires en Corse.
Vaille que vaille, les murs de la république jacobine craquent. (...)

Des hauts et des bas, de l’assassin au héros

Fin du XXe siècle, les nationalistes corses touchent le fond. Une guerre fratricide déchire depuis 10 ans le courant souverainiste des FNLC dont les dirigeants s’entre-tuent. Le courant autonomiste peine à progresser vraiment, toutes les perspectives d’avancées semblent aléatoires.
Là dessus, un commando dissident du FNLC veut clairement désigner l’adversaire principal. Le 6 février 1998, il exécute le plus haut représentant de l’État français sur l’île, le préfet de région Claude Erignac. C’est un tremblement de terre politique. Quarante mille Corses descendent dans la rue pour condamner le meurtre. Nouveau coup dur pour les abertzale corses ? Rien n’est moins sûr. (...)

Levier pour nos territoires

L'Édito du mensuel Enbata - Dans un Hexagone aux institutions réputées uniformes et cadenassées, beaucoup secouent le joug, des évolutions sont à portée de main.
Malgré le poids du jacobinisme, la gestion différenciée des territoires est dans l’air du temps, avec une part d’expérimentation. (...)

Offensive espagnole contre les presos

Relayées par la droite, l’extrême droite, les corps de polices et certains magistrats, les associations de victimes du “terrorisme” ne supportent pas le rapprochement et l’élargissement de presos qui vaille que vaille se développent depuis quelques temps. Tous les coups sont permis. Le gouvernement socialiste espagnol peine à maintenir le cap.
Chacun mesure la fragilité du processus de rapprochement des prisonniers politiques basques. La formule de la liberté conditionnelle est pour l’instant la seule solution juridique permettant quelques avancées. C’est du bricolage. (...)